100 m : les 8 finalistes au banc d’essai

Yannick Agnel : L’anthropologue de la chambre d’appel. Les sprinteurs qui  “se frappent les pectoraux et crachent par terre en chambre d’appel” font sourire le Niçois.  La finale peut rigoler pour lui.

Alain Bernard : “Il est champion olympique et n’a rien à prouver“, estime Denis Auguin, son entraîneur. Discret depuis le début des Championnats, l’Antibois possède le profil de la proie idéale. A lui de rappeler que son surnom, c’est justement ‘le Squale’.

Frédérick Bousquet : Le sprinteur perpignanais a deux missions. Celle de figurer dans le relais tricolore du 4×100 m qu’il affectionne. L’autre étant de rejoindre Laure Manaudou, sa compagne, cet été à Londres.

Fabien Gilot : Le Nordiste du CN Marseille évolue à domicile en cette année olympique. Peu en vue durant les meetings de préparation, il s’était imposé l’an passé à Strasbourg en 48.34.

Clément Lefert : Le surfeur. C’est ainsi que Fabrice Pellerin, son coach à Nice, décrit ce garçon revenu l’an passé sur la Côte d’Azur après 2 ans aux Etats-Unis pour ses études de commerce. Un plus pour Agnel dans la fameuse chambre d’appel.

Amaury Leveaux : Le gitan, dixit Philippe Lucas, son coach. Tous deux forment un duo improbable et imprévisible qui “récupère” le soir autour d’une bière, d’après le sprinteur.  “Momo  aime la mousse”, le titre qu’on n’osera définitivement pas faire s’il s’impose.

Grégory Mallet : Profil atypique. Médaillé d’argent avec le relais aux derniers Mondiaux, le Marseillais, âgé de 26 ans, arrive à maturité pour jouer sa carte perso. Petit détail, il conduit une Ford Mustang.

Mehdy Metella : La surprise de la finale. Le Toulousain n’est autre que le petit frère de la sprinteuse Malia Metella. Peut aussi compter sur le soutien vocal de sa maman. Vu l’acoustique de la piscine de Dunkerque, ça peut aider.

Les deux qualifiés en individuel pour les JO, sur la course-reine, seront connus ce soir vers 18h27. Pour la suite, il faudra la lire dans la version papier de L’Indépendant du 23 mars 2012.

Londres d’un doute

Du dos, des ongles colorés et des «tweets». Voilà en un résumé, très succinct, la curieuse journée que Laure Manaudou a passé lundi à Dunkerque. Offrant un contraste saisissant entre son potentiel aquatique et sa capacité à défrayer la chronique hors de l’eau. Comme si la “passion” entourant la meilleure nageuse française de l’histoire, avant son break de deux ans et demi, ne s’était jamais éteinte.
Pourtant tout avait idéalement commencé pour Laure Manaudou. Elle fut “saignante“,  selon l’un de ses ex-coachs Lionel Horter,  en séries du 100 m dos.  En 1 minute et 42 centièmes, la nageuse aux ongles à l’effigie de son club signalait clairement sa volonté de rallier les JO de Londres.
L’après-midi, c’est sur Twitter que Laure Manaudou a fait parler d’elle en commentant, sur le célèbre site de micro-blogging, la fusillade ayant coûté la vie à quatre personnes, dont trois enfants, à Toulouse. La nageuse suscita de nombreuses railleries sur la toile avant de se décider à fermer son compte. Momentanément car, d’après son agent,  elle devrait le réactiver dans la semaine.

On ne sait exactement si les «choses négatives » qu’elle a lues sur Twitter ont eu un impact sur sa demi-finale. Mais la championne olympique a eu du mal à boucler sa course (1:00.58 en demi contre 1:00.42 en séries). “J’ai raté mon virage, mon arrivée. Il reste la plus grosse marche car il y aura encore plus de pression», a-t-elle analysé à sa sortie du bassin. Consciente qu’elle devra s’arracher, ce soir, au terme d’une finale où Alexianne Castel et Cloé Crédeville sont encore en lice pour les deux sésames olympiques du 100 m dos. «Je pense qu’avec une bonne nuit de repos, un massage, ça ira», a-t-elle promis.

Ce matin, elle a a séché les séries du 200 m nage libre.  Sa finale étant programmée à 18 h 16, une avalanche de tweets est à prévoir. Quelle que soit sa perf’.

* L’intégralité des articles sur la 2e journée es championnats de France de natation sont à lire dans L’Indépendant du 20 mars 2012.

 

La palme pour Lara Grangeon

A 21 ans, Lara Grangeon pouvait-elle passer à côté de sa première qualification pour les JO ? A priori non puisque la Calédonienne avait affiché, de longue date, le chrono qu’elle devait réaliser sur le mur de son appartement de Font-Romeu. Lundi à Dunkerque, portée par les encouragements du public, elle a atteint son objectif en remportant la finale du 400 m x 4 nages (4:40.12). Sauvant du même coup la natation tricolore du zéro pointé après la première journée de compétition.
«C’est un rêve de petite fille qui se réalise. C’est vraiment du bonheur. J’ai aussitôt pensé à ma famille, mes proches, mais surtout à mon entraîneur (Richard Martinez)», s’est exclamée la nageuse facilement identifiable à son large sourire.
Arrivée au Pôle France de Font-Romeu, il y a six ans, elle espère aussi avoir signifié la traversée de la Manche à ses copines d’entraînement : Alexianne Castel, Fanny Babou et les autres qui entrent en scène ce mardi. «Ce devrait être fédérateur pour le groupe», a confirmé Richard Martinez, son coach à 2000 mètres d’altitude.

*L’intégralité des articles sur la première journée des championnats de France de natation sont à lire sur la version papier de L’Indépendant du 19 mars.